Les pieds dans le sable… ou de l’eau jusqu’au cou?

Les pieds dans le sable… ou de l’eau jusqu’au cou?

Publié le 14 mai 2014 par poissonblanc Partagez: Facebook Twitter Google+

Par Jeanne Beaudry-Pilotte

Son nom le dit : le Poisson Blanc est un réservoir. Et c’est particulièrement évident à cette époque de l’année, à la fin de la saison des crues, quand certaines îles se retrouvent submergées et que notre site de camping favori devient méconnaissable. La métamorphose est impressionnante : en un an, le niveau d’eau du réservoir Poisson Blanc varie de presque 8 m!

C’est la construction du Barrage Rapide-des-Cèdres sur la rivière du Lièvre qui créa le réservoir Poisson Blanc au début des années 1930. D’abord voué à régulariser le débit de l’eau pour faciliter le passage des billots pour l’industrie forestière, le barrage a perdu cette fonction avec la fin de la drave et est désormais rattaché à une centrale hydro-électrique gérée par la compagnie Énergie Renouvelable Brookfield et vise des objectifs multiples.

Ce que peu de gens savent, c’est que le réservoir joue un rôle primordial de sécurité publique qui s’étend jusqu’à la région de Montréal! En effet, tel un gros organe relié au bassin versant de la rivière Outaouais, le réservoir Poisson Blanc retient l’eau lors de la période des crues pour éviter les inondations en aval, demeure le plus stable possible au cours de l’été afin d’assurer la tenue des activités récréotouristique et se vide durant l’hiver afin de libérer l’espace nécessaire pour pouvoir se remplir à nouveau au printemps suivant. Toute cette gestion est effectuée par le Centre d’expertise hydrique du Québec et vise des objectifs multiples tels que la protection de la faune, la villégiature, la sécurité publique, l’approvisionnement en eau des populations en amont et en aval et la production hydroéléctrique… Fiou! Pour ce faire, les ingénieurs de la CEHQ collectent les données météorologiques, les prévisions hydrologiques, et suivent en temps réel le niveau des barrages du réseau.

C’est pour cette raison que les campeurs au Parc restent parfois surpris en début de saison en constatant que leur site de camping semble un peu différent de ce qu’il était l’an passé au mois d’août…  L’effet est d’autant plus impressionnant sur les sites aux berges sablonneuse, qui commencent à apparaître au début juin et dévoilent leur plein potentiel à la fin de l’été. À mes yeux ce phénomène fait partie de la magie du Poisson Blanc et démontre qu’on n’a jamais fini de découvrir son territoire changeant!

Cette entrée de blogue a été réalisée grâce aux informations partagées par Martin Ferland, ingénieur au CEHQ, lors d’une fascinante présentation sur la gestion des barrages tenue le 1er mai à Notre-Dame-du-Laus. 



Le site La pointe du couchant (47C), à eau haute et à eau basse. Le reconnaissez-vous?


6 commentaires

  1. Publié le 26 août 2014 à 3 h 30 min par Nathalie F.

    Très intéressant merci.
    Je recherche si c’est vrai qu’un village et une église ont été innnondées au réservoir du poisson blanc.
    Je ne retrouve rien en ligne, est-ce que quelqu’un peux m’aider?
    Merci,
    Nat

    1. Publié le 26 août 2014 à 13 h 36 min par poissonblanc

      Bonjour Nathalie,
      Bonne question! Je vous suggère de contacter la Maison des arts et du patrimoine de Notre-Dame-du-Laus ou la page Facebook « Notre-Dame-du-Laus mon village ». On y trouve des passionnés d’histoire de la région qui devraient pouvoir vous aider!

  2. Publié le 20 mai 2014 à 9 h 26 min par Jeanne Beaudry-Pilotte

    Le barrage Rapide-des-Cèdres et le Réservoir Poisson Blanc sont situés à Notre-Dame-du-Laus, dans les Hautes-Laurentides.

  3. Publié le 17 mai 2014 à 16 h 28 min par Carole Bondu

    Bravo et merci de nous en faire connaître un peu plus sur notre village!! Super Jeanne!!

  4. Publié le 17 mai 2014 à 9 h 54 min par normand

    ca dis pas c est ou ca exactement

  5. Publié le 17 mai 2014 à 8 h 55 min par Robert Robillard

    Quelle nature magnifique et sauvage à maints endroits. Un endroit à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas cet extraordinaire plan d’eau.


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