Une île juste pour vous? Pas tout à fait…

Publié le 24 juin 2014 par poissonblanc Partagez: Facebook Twitter Google+

Par Jeanne Beaudry-Pilotte

Le meilleur pêcheur du coin

Il a des yeux redoutables, des griffes acérées et pour lui, pas limite de prise, toutes espèces confondues. Les histoires de pêche qu’il pourrait nous conter s’il savait parler!

Le pygargue à tête blanche ne passe pas inaperçu avec sa tête blanche, son bec jaune et ses grandes ailes brunes d’un diamètre pouvant aller jusqu’à 2,4 m. Levez les yeux et vous l’apercevrez peut-être planant au-dessus du réservoir à la recherche de  poisson : les grands plans d’eau et les îles sont pour lui un habitat de choix.

L’espèce a connu un important déclin vers le milieu du siècle dernier en raison de la menace des humains et des pesticides organochlorés qui polluaient son environnement. Ces menaces lui ont valu le statut d’espèce vulnérable au Québec. Heureusement, des suivis indiquent que la population est en hausse dans la province. Ouvrez l’oeil!

La vedette discrète

C’est un poisson méconnu, et pourtant tout le monde dans la région connait son nom : le poisson blanc! De son vrai nom le grand corégone, mais aussi connu sous les noms de pointu, corégone de lac ou poisson blanc de lac, vous êtes chez lui au réservoir Poisson Blanc.

Le grand corégone vit dans les eaux profondes et froides des lacs, où il côtoie souvent le touladi. Il se nourrit de mollusques, d’œufs, de larves et de petit menés qu’il trouve au fond de l’eau. Ce poisson se distingue des autres poissons argentés par son museau surplombant sa bouche.

Le grand corégone ressemble au saumon, auquel il est apparenté. Il peut mesurer jusqu’à 50 cm de longueur et peser jusqu’à deux kilos. On raconte toutefois qu’un spécimen record de 19 kg a été pêché dans le lac Supérieur en 1918! Sa chair excellente fait du grand corégone l’espèce commerciale la plus importante au Canada.

L’écureuil de vos rêves

Pendant que vous dormez paisiblement sous la tente, une petite bête bien particulière s’active peut-être au-dessus de vous. Ce petit mammifère nocturne s’affaire à la recherche de noix, de champignons, de lichen, etc. en passant d’un arbre à l’autre. Pour ce faire, il écarte ses membres, étirant une membrane entre ses pattes, et plane d’une branche à l’autre! C’est le polatouche, ou écureuil volant.

Deux espèces de polatouches sont présentes au Québec : le grand polatouche et le petit polatouche, et il est très difficile de les distinguer. Le grand polatouche a une distribution plus nordique que son petit cousin, qui est menacé par la perte d’habitat dans le sud de la province. Si vous observez un polatouche au Parc, vous le reconnaîtrez à sa petite taille, son pelage brun-gris et ses grands yeux adaptés à l’obscurité. Et si vous ne le voyez pas, sachez que lui vous observe peut-être!

Sources:

  1. nature.ca
  2. www.dfo-mpo.gc.cawww.mddefp.gouv.qc.ca
  3. www.mddefp.gouv.qc.ca
  4. www.sentierchassepeche.com
  5. www.sepaq.com

 

 

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Crédits photo Vtornet; E. Edmonson et H. Chrisp; L. Letzter.


3 commentaires

  1. Publié le 11 septembre 2014 à 5 h 11 min par Nicole Larocque

    Je suis allée à l’école à N. D.-du-Laus, probablement de 1956 ou 1957 jusqu’à 2002 ou 2003; ma dernière année, en 5e ou 6e, mon enseignante était Madame Pâquerette Collard ou Madame Reine-Aimée Sarazin. Avec la directrice de l’époque Soeur St-Jean Régis, nous avions créé le Club des jeunes naturalistes. Elle m’emmenait en forêt y découvrir des nids de perdrix, recueillir des boutons d’or, des verges d’or, des feuilles de différents arbres, etc. (à conserver dans mon herbier) et elle m’instruisait sur la flore et la faune de notre beau territoire. J’avais gagné un prix à une émission de télévision de l’époque La vie qui bat avec un dessin d’oiseau. À la fin de l’année scolaire , elle m’avait donné plusieurs tracts du Frère Marie-Victorin (Réjean Ducharme dans l’Hiver de force fait mention de ces tracts). Apparemment pendant des années un de mes dessins a été affiché à l’école primaire, il s’intitulait Envolée mystérieuse, il y avait des ailes partout, ailes d’oiseau, ailes d’avion aux multiples couleurs. Je lisais beaucoup et je rêvais de voyager (ce que j’ai pu réaliser). Même à Québec, j’étais abonnée à des revues sur la faune et la flore et au National Geographic fr., je m’ennuyais terriblement des arbres , de nos lacs et rivières, de nos montagnes et de nos rochers, ils m’habitaient autant que la famille et les amis (es) que j’avais quittés. Je me suis réfugiée dans la lecture, la poésie, l’histoire et le désir de m’envolée. Je comprends maintenant que c’était la liberté qui me manquait; liberté de courir dans le chemin, se coller contre un arbre, s’étendre sur un rocher, écouter le vent, les cris et les vols des oiseaux, dessiner sur des tablettes de champignons (ces gros champignons séchés accrochés aux arbres que mon père me décrochait tout en m’apprenant le nom des fleurs des sous-bois). Je remercie Notre-Dame-du-Laus pour l’immensité de ces trésors de la nature qui ont comblé mon enfance. Je souhaite cette chance à tous les enfants de la paroisse, espérant pour eux, à chaque saison, des randonnées au magnifique Poisson Blanc.

    1. Publié le 11 septembre 2014 à 16 h 19 min par poissonblanc

      Merci de partager ces beaux souvenirs!

  2. Publié le 23 juillet 2014 à 10 h 06 min par Carole

    Vraiment intéressant toutes ces informations!!


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